Y a rien à ajouter. Ce texte me fait pleurer chaque fois que je le lis. Je pense chaque mot que j'ai écrit. Mais des mots, c'est pas assez... Faudrait qu'il me voit pleurer pour pouvoir juger de la peine qu'il m'a fait : (

Au futur qu'on aura pas.

A ses yeux qui ne se poseront plus sur moi. Plus comme avant, plus comme il y à encore quelques semaines. Qui resteront sans cet éclat particulier, celui qui m'appartenait quand je le touchais. Des yeux, des mots, des lèvres.

A ses mains qui ne toucheront plus les miennes. Plus exprès, plus tout le temps. Ses doigts qu'il gardera pour lui. Qu'il ira emmêler à ceux d'une autre, peut-être. Sûrement. Qui ne chercheront plus à me faire frémir, trembler, gémir. A leur chaleur qui ne me réchauffera plus.

Aux plus mauvais matins qui m'attendent. Quand ma première pensée sera inévitablement : "non.." en constatant que ma peau ne sent plus la sienne, que son parfum me brûle le coeur et les yeux. A ses lèvres, à sa peau, à ses yeux.

Aux conneries qu'il ne me racontera plus. Au rire qui ne me sera plus jamais adressé, à moi, rien qu'à moi. Aux serments que je n'entendrai plus. Plus à toi, plus à moi, plus de nous. Plus ta main dans la mienne, plus ma vie qui se perd dans la tienne.

A mes larmes qui coulent sans interruption, qui couleront encore longtemps, qui viennent de si loin et qu'il ne sèchera pas. Plus.
A mes larmes qu'il ne verra même pas.

A nos souvenirs, à nos je t'aime, à nos j'ai envie de toi, de te toucher, mon coeur, mon amour, que toi, que toi, que nous, rien que nous,à nos paroles, à nos non-promesses, nos non-serments, notre amour, aux t'es beau, aux t'es si jolie, aux je ne peux pas me passer de toi, aux je ne veux pas te perdre, pas que ça s'arrête. A nos promesses déguisées. Promesses de rien, de rien du tout, puisque c'est fini? A la vie, la vie qui me vole tout, à ces mois qui sont passés si vite, j'ai oublié de tout garder, empiler, consigner, écrire. j'ai oublié certaines choses, je perds déjà un peu de notre histoire.

Au coeur qui se tord. Aux yeux qui piquent tellement, tellement. A cette boule dans la gorge.
A ces pensées terribles qui me retournent. Lui, lui, lui. Partout, tout le temps. Avec une autre? Qu'il touche(ra), embrasse(ra).

Elle me volera tout quand il la touchera. Elle m'effacera.

Ne plus le dire, le penser si fort. Redevenir une.
Plus d'armure, plus de soleil..

Au futur qu'on aura plus.

Au futur qu'on a jamais eu.

La vie savait.

(texte tellement actuel ='( )

# Posté le lundi 28 avril 2008 12:14

Modifié le lundi 14 septembre 2009 14:49

...

Il est peut-être temps que j'admette mes limites. Je peux écrire. Même si depuis un an les mots ne viennent plus d'eux mêmes. Terminé, les textes qui s'écrivent tous seuls. Terminée, l'inspiration (pour ce qu'elle valait, de toutes façons) qui me suivait partout. J'ai voulu me convaincre que j'étais capable d'écrire autre chose que du ressenti. Visiblement, ce n'est pas le cas. Quelque chose coince. Mes doigts me font un peu mal. Mes bras se contractent tous seuls, et je sens une frustration énorme monter doucement.

J'aimerais pouvoir ouvrir une page blanche et la remplir comme on enlève ses vêtements le soir. J'aimerais ressentir à nouveau ce sentiment d'accomplissement. Cette impression d'avoir déposé ce qui était trop pour moi. Je m'y essaie de moins en moins. Chaque fois, j'ai en tête les mots qui blessent. Je sais qu'ils sont rares. J'ai eu la chance, à 14 ans, d'ouvrir un blog qui a plu. Aussi futile que ça soit, me savoir lue quotidiennement par une cinquantaine de personne au début, avoir été jusqu'à mille certains jours, me donnait une assurance nouvelle. J'ai fini par penser que pour ça, j'étais douée. Les dissertations, ça a toujours été une vaste blague. C'était facile, simple et évident. Pour ce qui concerne les travaux scolaires, ça l'est resté. J'ai une facilité naturelle à manier les mots, à faire du vent, un courant d'air assez convaincant pour permettre d'effacer le fait que parfois, je n'ai rien à dire. Mais c'est sur moi, que ça ne marche plus. J'aimerais être plus que ça.

J'ai beau essayer de me diversifier, je n'y arrive pas. J'aimerais être capable d'écrire un texte qui fait plus de dix pages. Mais quelque chose me retient. Et pouvoir parler d'autre chose que de lui, de moi, de nous, de ressenti. Les sentiments sont et resteront le sujet le plus fort à exploiter. Mais parfois, je rêve d'autre chose. Je suis l'amoureuse transie qui vous décrit le bonheur d'un c½ur à c½ur, la fougue d'un corps à corps. Et dans mon sac, j'ai un chagrin d'amour plus grand que je ne l'étais moi même le jour ou l'amour est parti. Alors tout ça, c'est facile, c'est de l'imposture, un peu. J'ai l'amour, j'écris l'amour. Avec les yeux qui brillent, et cette sensation au creux du ventre qui donne un sens à tout ça. Je n'écris que ce que je connais. Les sentiments, souvent. L'amour, presque toujours.

Et quand il s'en ira, qu'il partira loin de moi, je vous promets des larmes. Je toucherai la corde sensible. Parce que c'est facile, de décrire ce qui nous passionne, ce qui nous fait vivre.

Peut-être que tout redeviendra simple quand je me ferai à l'idée, définitivement, que les mots ne peuvent être qu'un passe temps. Qu'on peut les aimer, les adorer, et être douée pour ça, sans que ça n'implique rien de plus. J'ai presque 17 ans, et j'écris l'amour. Pas comme une pro, pas comme quelqu'un qu'on publie. J'ai la capacité de toucher quelques personnes, mais pas encore celle de m'en satisfaire.

Au fond de moi, je rêve encore d'un jour voir mon nom sur la couverture d'un roman. Mais moins fort, moins souvent.

Mais cette phrase. "Depuis tes 14 ans, ton écriture n'a changé en rien, il n'y a aucune évolution. A cet âge là, c'était admirable, à 17 ans, ça l'est beaucoup moins. Tu as simplement cessé de mettre des O majuscules partout, et tu as changé le nom du garçon. Ton public, c'est ça : les gamines de 14 ans, en manque de séries à la Dawson."





Il parait que pour être heureux, il faut connaître ses limites.

J'aimerais dépasser les miennes, ou reprendre confiance en ce que je possède, encore un peu.

# Posté le mercredi 26 août 2009 13:40

...

T as beau vouloir garder tes yeux secs, t y arrives pas. C est plus fort que toi. T as besoin de pleurer ton passe qui est si present. Et ca me vaudra des crises, des insomnies, et des defaillances physiques... Je le sais. Je sais parfaitement que je n ai aime que lui. Et il ma jette comme un vieux truc inutile et encombrant.

Elle a surtout connu la solitude. Elle se croyait pourvue d un coeur meurtri, fane par tant de haine. Elle pleure parce que son coeur s est remis a battre lorsqu elle l a vu. De violents battements. Comme si son coeur allait lacher a tout moment. Elle pleure sans cesse. C est toute son adolescence qui lui revient a la figure. Alors elle tente de se convaincre qu lle pleure pour le plaisir de pleurer. Elle reste devant chez lui jusqu a tard dans la nuit, rien que pour se rememorer...

Pendant des mois je me suis cognee partout.Je ne faisais attention a rien et je me cognais partout. Plus j avais mal, plus je me cognais.

Certains jours je me surprenais a penser: Tiens, c est bizarre... je n ai pas pense a lui aujourd hui.
Et au lieu de m enfeliciter, je me demandais comment cela est possible. Son prenom m obsede. 4 petites lettres. 2 annes ensemble.
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# Posté le jeudi 20 août 2009 07:09

...

Tous les jours je me suprends a passer devant un panneau qui indique son quartier. Avec le nombre de kilometres. Quatre kilometres. Une heure de marche. Chaque matin je me surprends a observer ce panneau. Le quartier mentionne evoque tant pour moi. Des milliers de baisers, des promenades, nos je t aime, sa maison, mes lettres...
Tous les matins j y jette un coup d oeil a ce panneau. Un coup d oeil, c est tout. Je ne l ai jamais suivi. L idee meme de m y rendre serait comme cracher sur mon passe.
Pourtant j y jette un coup d oeil, c est vrai. Et puis je suis partie en vacances... plus de panneau.

Mais il y a toujours d autres raisons, d autres pretextes. Combien de fois me suis je retournee dans la rue, le coeur en vrille parce que j avais cru apercevoir un bout de silhouette qui... ou une voix que... ou une chevelure comme... ?
Combien de fois ?

Jamais plus je ne me demande si je l aime toujours ou quels sont mes exacts sentiments en vers lui. Mais j aime le retrouver dans mes pensees, au detour des moments de solitude. Je dois le dire parce que c est la verite.

Parfois j ai envie de me laisser aller a un gros coup de blues, de nostalgie, de pleurer toutes les larmes de mon corps jusqu a ne plus avoir de force et m ecrouler. C est plus simple que de lutter. C est toujours plus facile de s en vouloir a soi meme, qu a la personne qui a le plus compte pour vous, celle que vous respectiez le plus ( meme si, apparement ce n etait pas reciproque), celle en qui vous croyiez le plus et qui vous a trahi. C etait mon seul vrai ami et jamais je ne pensais qu il s eloignerait. J ai frequente une ombre tenace.

# Posté le jeudi 20 août 2009 07:00

Je ne sais pas d'où je tiens cette terreur froide qui s'insinue dans mes veines dès que je pense à l'été.
Plus précisément, à ces deux mois sans lui. Deux mois, je sais que pour beaucoup d'entre vous, ça n'est rien. Un morceau de quotidien, parfois même une routine. Mais voilà, ça fera un an que je n'aurai pas eu à faire si longtemps sans lui. Je l'avais supporté très difficilement il y a un an. Bien sûr, pas pour rien. C'était pile la période ou j'avais du faire un choix très dur moralement, et sans lui. Mais.. Ca n'empêche. Deux mois, ça me parait extrêmement long. Même pour une experte en comptage de jours à l'envers, à l'endroit, de travers. Ca fera quand même 60 nuits.
Je passe pour la névrosée de service quand je dis ça, pour la fille tellement accro qu'elle va s'asphixier d'elle même, juste quand elle a un peu plus d'air que d'ordinaire. Mais c'est plus fort que moi. Le manque m'effraye, mais il n'est qu'une petite peur de mon angoisse. Ce qui me tient éveillée la nuit quand j'y pense, c'est autre chose, c'est cette ... terreur froide. Celle contre la quelle on ne peut absolument rien. Et tous ces trucs de magazines, un peu bidons, comme se crier "stop" quand on se rend compte qu'on pense trop loin, que nos craintes sont absurdes, n'arrivent jamais à me calmer.
J'ai peur qu'une fois partie là bas, il se rende compte qu'il est mieux sans moi. Que je ne lui manque pas. Ou que la bombe pas loin pourrait être sympa à tripoter pendant ces jours. C'est la dernière hypothèse à la quelle je pense le moins, pourtant. Elle ne vient qu'en dernier ressort, celle là. J'ai plus peur qu'il se lasse de moi quand je ne suis pas là, que quand il a son visage à deux centimètres du mien. Mes contradictions me sautent aux yeux, mais ça ne suffit pas.

J'ai hâte d'y être, au lendemain de ces 60 jours.
L'été pourra enfin commencer, pour moi aussi.


En sourdine, j'entends déjà quelques remarques. Je m'en fous. Aussi dur que cette mini séparation soit, je me rapelle qu'à chaque fois, en me retrouvant dans ses bras, le bonheur à son plus grand comble, j'ai pensé : ça valait le coup.
Mais je ne suis ni sa mère, ni sa prof, ni rien de tout cela. Juste son amoureuse. Et jusque là, ça a l'air de marcher plutôt bien. Bien mieux que tous celles qui crient quand leur homme boit un verre de trop, ou posent des conditions. Bien mieux que tous ceux qui tellement jaloux, empêchent leur amoureuse d'aller au ciné avec un autre, ou de sortir sans lui. Cette méthode a ses limites, et me fait parfois mal. Mais.. Je n'ai pas envie d'en changer. Parce que.. Ce que j'ai, ça vaut de l'or. Et le savoir heureux avec moi parce que je ne lui ai jamais demandé de sacrifier plus de choses qu'il n'en était capable, ça me rend heureuse.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 11:05

Modifié le dimanche 11 mai 2008 15:31

Sometimes it's hard to be a woman,
giving all your love to just one man.
You'll have bad times and he'll have good times
doing things that you don't understand.
But if you love him, you'll forgive him,
even though he's hard to understand.
And if you love him, be proud of him !
Cause after all he's just a man.
Stand by your man and show the world you love him,
Keep giving all the love you can3.

# Posté le lundi 03 août 2009 16:13